Pour ceux qui ont aimé mon histoire sur le Peering Wanadoo <=> Free , il en existe d'autre comme Wanadoo <=> Cogent
Pauvres abonnés wanadoo

pour la petite histoire de avril 2006 à janvier 2007 le peering Wanadoo-Cogent était complétement saturé avec de grosses pertes de paquets (20%) et FT avait rédigé de tel sorte le contrat qu'il ne pouvait pas couper comme la fait Free en 2003 ou Cogent en 2005.
On commence par la version FT de l'incident :
Depuis jeudi 14 avril 2005 12H30 le peering entre Cogent Communications et France Télécom est down.
Voici le retour du noc @ opentransit.net à ce sujet, voilà le copier/coller que l'on reçoit en guise de réponse :
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Cher monsieur,
Hier, FT a coupé le Peering avec Cogent car ils ne respectaient pas 2 critères de notre politique de peering. Cette politique est officielle et publiée. Malgré cela, l'échange des routes entre les clients Cogent et ceux de FT continuait à être possible à travers les transiteurs (Sprint pour FT).
Par mesure de rétorsion, Cogent a établi un puits de trafic pour les adresses FT, coupant les routes entre leurs clients monohomés et ceux de FT. Cette mesure est en rupture avec les règles communément admises dans le communauté internet.
FT ne peut être responsable en face de ses clients des conséquences de l'action prise par Cogent qui en porte seul la responsabilité.
FT est prêt, dans les prochains mois, à reconsidérer favorablement une demande de peering de Cogent et de réaliser un trial.
Cordialement.
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Source :
Présence PC 16/04/2005
Des problèmes de connexion
Il semble que depuis quelques jours, les utilisateurs de Wanadoo (et pour les professionnels, Oleane) connaissent des problèmes de navigation. Le problème est de taille pour l'Alliance Francophone (dont nous faisons partie), qui participe au projet depuis plus de trois ans (cf. cette actualité) ! En effet, l'opérateur ne permet plus la réception des calculs scientifiques à effectuer et l'envoi de leur résultat vers les serveurs du professeur Vijay Pande, à Stanford. Selon notre confrère JWhy, grand animateur du projet en France : "cette perte de données calculées commence à coûter à l'équipe et au projet".
Un email du professeur Pande, qui fait tout son possible de son coté, indique clairement que : ''
le problème semble être dû au fournisseur d'accès principal de Stanford : Cogent
. Si tout se passe bien ils examineront le problème rapidement
''. Il faut rappeler que Cogent est un opérateur à bas coût dont le réseau est de qualité très moyenne. Cet incident le démontre d'ailleurs bien.
Cogent ne respectait pas les règles
Hélas, il semble que les relations entre France Télécom et Cogent ne soient pas au beau fixe et ce problème n'est peut-être pas qu'un simple désagrément technique : France Telecom a coupé le peering avec Cogent car celui-ci ne respectait pas 2 critères de la politique de peering de France Telecom, qui est officielle et publiée. Sur un réseau classique, une autre route vers les serveurs de folding@home aurait pu être trouvée, mais dans le cas de Cogent, cela n'a pas pu se faire.
Certaines sources indiquent que, suite à cette décision de France Telecom de ne plus s'interconnecter directement avec Cogent, ce dernier aurait complètement bloqué les visites provenant d'adresses IP appartenant à des utilisateurs de France Telecom ! Et en effet, selon France Telecom : "
Par mesure de rétorsion, Cogent a établi un puits de trafic pour les adresses France Telecom, coupant les routes entre leurs clients monohomés et ceux de France Telecom. Cette mesure est en rupture avec les règles communément admises dans le communauté internet. France Telecom ne peut être responsable en face de ses clients des conséquences de l'action prise par Cogent qui en porte seul la responsabilité"
.
Du coté de Cogent, on accuse France Telecom. Espérons que la situation ne va pas s'envenimer.
Depuis jeudi dernier, Wanadoo, ou plutôt Open Transit, la filiale de France Telecom qui s'occupe de gérer les accords de peering de l'opérateur historique, est en conflit commercial avec Cogent, un des plus gros opérateurs américains de transit IP.
La conséquence directe est que les communications directes sur Internet entre le réseau de France Telecom et ceux dont s'occupe Congent ne sont plus possibles. Les conséquences sont par exemple l'impossibilité d'utiliser l'iTunes Music Store ou de contribuer au projet folding@home (calcul partagé sur les protéines impliquées dans des maladies) depuis un abonnement Wanadoo.
Les lecteurs assidus se souviendront de précédents identiques entre France Telecom et le réseau de Free ou encore celui d'OVH.
Source :
http://www.gnutellaforums.com/archive/index.php/t-36675.html18th April 2005
Globalement, Cogent était trop gros CONSOMMATEUR de bande passante sur la liaison de peering qu'il entretient avec France Telecom (dont le réseau international Global One).
Cela a conduit à un différent commercial qui a conduit France Télécom à fermer la liaison de peering, pour réseaux tiers clients américains non-multihomés qui transitaient par Cogent pour acheminer leur traffic via cette liaison de peering.
Cette coupure aurait du obliger les autres réseaux américains à utiliser d'autres points d'échange américains, et répartir leur traffic sur les nombreux autres points d'interconnexion américains mis en place par FT, mais obéissant à untre autre règle que le "peering" (une formule économique dans laquelle les réseaux interconnectés s'engagent à équilibrer leur traffic mutuel, en échange de quoi ils ne se factureront pas mutuellement le traffic échangé).
Mais Cogent US à trop tardé à rééquilibrer ce traffic et donc conformément au contrat de peering, a coupé ce lien. Cela serait sans conséquence pour FT qui possède bien d'autres connexions pour les Etats-Unis, mais cela peut affecter des liaisons FT<->USA avec les clients exclusifs de Cogent qui ne possèdent pas d'autre interconnexion Internet que celle souscrite auprès de Cogent.
De fait, certains sites américains (notamment en Californie à Berkeley) sont inaccessibles si ils ne sont pas par ailleurs connectés à un second fournisseur: ce peut être le cas notamment depuis la France (où FT achemine via son réseau Global One une grosse partie du traffic vers les Etats-Unis pour le compte de gros fournisseurs Internet Français et Européens).
(Note: FT par la diversité de ses réseaux internationaux est beaucoup plus gros que Cogent implanté pratiquement uniquement aux Etats-Unis, et n'ayant avec le reste du réseau américain pratiquement que des liaisons de peering...)
D'où peut venir cette différence de traffic? Principalement du volume de spam envoyé depuis les clients Cogent (clients spammeurs ou infectés par virus et spamwares) vers le reste du monde. Le P2P n'est pour rien dans cette histoire (au contraire, il aurait eu tendance à ne pas aggraver la balance de traffic car les clients Français utilisateurs de P2P téléchargent de nombreux fichiers depuis les clients de Cogent aux US).
Cependant, Cogent a réagi bizarrement avec ce "puit" de traffic, en limitant très fortement son traffic sortant sur la seule liaison (payante elle) à destination de la France (quelle qu'en soit la nature). De fait, de nombreux sites US connectés uniquement par Cogent sont inaccessibles, et notamment pour le téléchargement P2P depuis des PC utilisateurs abonnés Internet à Cogent.
Au moins, cela a un effet bénéfique pour les utilisateurs français: le puit de traffic limite très sérieusement le spam américain envoyés les sites Cogent. Malheureusement aussi, le courrier légitime et les newsletters souscrites ne sont plus acheminées non plus correctement et les utilsiateurs français (mais aussi des utilisateurs Américains abonnés à un des réseaux clients de FT/Global One) perdent la visibilité de ces sites Cogent américains.
Cela va bien finir par se résoudre car les clients américains de Cogent sont aussi mécontents du comportement de Cogent quand ils ne peuvent plus fournir leur contenu à d'autres réseaux américains initialement acheminé via Global One. Des procès commerciaux sont à attendre aux USA, si Cogent ne se conforme pas aux règles habituelles de fonctionnement Internet (ou si Cogent est dans l'incapacité d'acheter la bande passante tierce dont il a besoin pour acheminer son traffic sortant via les points d'échange payants "GIX", et ne fait rien non plus pour chasser les gros spammeurs qui opèrent depuis leur réseau...)
Au moins si cet incident servait à obliger Cogent à enfin réagir pour faire le ménage chez ses clients spammeurs... Mais il est aussi symptomatique de possible grosses difficultés financières de Cogent. Je serais client américain de ce fournisseur, je m'inquièterait et penserait à voir du côté de chez Sprint, MCI ou AT&T pour avoir au moins une connexion tierce fiable...
Malheureusement de nombreux américains n'ont pas accès à la concurrence concernant leur connexion par réseaux câblé (par exemple les réseaux RoadRunner, qui ne sont de simples franchises locales et indépendantes ne disposant souvent chacune que d'un peering unique vers un des plus gros fournisseur américains tels Cogent, MCI, Sprint ou AT&T).
Par conséquent et jusqu'à nouvel ordre, pas mal d'hôtes connectés via une liaison cablée "RoadRunner" en Californie sont désormais inaccessible pour le P2P...
Pour finir encore un probléme entre.... Wanadoo et OVH :
16/02/2005
Wanadoo-Ovh : interrogations sur le rôle de l'hébergeur
Source :
Journal du netLe fournisseur d'accès Internet répond aux accusations d'Ovh en condamnant la mise en place d'une liste noire sur les serveurs de l'hébergeur, à des fins commerciales. Une version corroborée par les acteurs du milieu télécoms.
Dans notre édition d'hier, le directeur technique d'Ovh, Octave Klaba pointait du doigt la disparition de plus d'un million d'e-mails en provenance de l'infrastructure de France Telecom et à destination des installations d'Ovh (lire l'article du 15/02/2005).
La réponse officielle de Wanadoo est tombée aujourd'hui : il y a bien un problème de communication entre Wanadoo et Ovh mais Wanadoo n'en est pas à l'origine.
Et derrière cette disparition d'e-mails, la théorie d'une simple brouille commerciale est évoquée par l'ensemble du secteur télécoms. "Cela fait six mois que ça dure. Ovh mène une politique de tarification très basse et son objectif est d'obtenir de la part de Wanadoo des accords commerciaux préférentiels, ce que l'on appelle le peering", souligne ainsi Issam Hakimi, directeur général de l'opérateur Transnode.
Le peering est un accord de principe qui engage deux acteurs télécoms à échanger leurs bandes passantes gratuitement. Sans cet accord de peering, les sociétés doivent faire appel à des fournisseurs de transit qui louent les lignes à des tarifs plus élevés. Obtenir le plus d'accords de peering possible représente donc l'un des moyens de réduire les coûts et faire baisser les prix en bout de chaîne.
Une version confirmée par Wanadoo. "France Telecom a une politique officielle d'éligibilité au peering. La procédure est claire et expliquée. Ovh avait déjà fait une demande de peering qu'ils ont renouvelée en début d'année, suite à une demande d'informations commerciales au sujet d'Open Transit [NDLR : la filiale de gestion de la bande passante chez France Telecom] mais ils [Ovh] ne remplissent pas toutes les conditions d'accès. Nous avons proposé une alternative à laquelle ils n'ont pas répondu. Depuis, ils refusent les adresses e-mails en provenance de Wanadoo afin de faire pression et d'obtenir cet accord", déclare-t-on chez l'opérateur historique.
"Ovh refuse les adresses e-mails en provenance de Wanadoo" - France Télécom
Les termes d'accès au peering chez Wanadoo sont en effet très stricts. "Il y a un an environ, notre trafic avoisinait les 100 Mbits, nous ne pouvions alors prétendre au peering avec Wanadoo car dans leurs conditions, il fallait un débit minimum de 500 Mbits. Nous avons atteint ce type de débit il y a six mois environ, mais ils ont alors changé les conditions d'accès. Il faut désormais avoir une présence nationale", confirme Octave Klaba. Or, l'hébergeur aujourd'hui centré sur la région Ile-de-France, ne dispose pas d'une telle couverture.
Pour Issam Hakimi, directeur de l'opérateur Transnode, "depuis plusieurs mois on assiste à une course à la baisse des prix des principaux discounters du marché, certains allant jusqu'à proposer le Mb/s à 10 euro HT". Selon lui, ces prix sont possibles à cause de 2 facteurs principaux, "la consommation réelle - lorsque 10 Mb/s sont vendus il ne seront consommés qu'en partie - et les accords de peering - permettant d'échanger gratuitement du trafic". Dans ce dernier cas, "Wanadoo est une cible très recherchée mais je ne pense pas que la prise en otage d'un opérateur représente une quelconque solution viable dans le temps", poursuit-il.
Pour France Telecom, cet accord d'échanges n'a tout simplement pas d'intérêt. En effet, le peering s'établit généralement entre acteurs de même taille afin d'échanger autant de données dans un sens que dans l'autre. Or, selon Octave Klaba : "nous consommons plus de bande passante que l'inverse avec Wanadoo". Plutôt qu'un accord unidirectionnel, la direction de France Telecom a proposé une offre de location de bande passante, une proposition écartée par Ovh.
"Conformément à notre stratégie, nous sommes prêts à acheter du transit mais nous voulions du peering avec", commente Octave Klaba à propos des raisons de ce refus. En août 2004, le directeur technique d'Ovh menaçait de recourir à la manière forte pour régler ce différend avec Wanadoo.
"Si on bloquait le trafic e-mail de France Telecom vers notre réseau, en 3-4 jours tout serait résolu" - Ovh
Sur le site d'Ovh, il écrivait : "pour éviter de jouer au bras de fer et vous mettre au coeur d'un conflit (le trafic e-mail de France Telecom vers notre réseau représente 50Mbps en continu, si on le bloquait en 3-4 jours tout serait résolu, mais bon ...), on vous demande de nous donner un coup de main pour faire 'passer l'information à la personne qu'il faut' pour faire avancer les choses. Si malgré tout, début septembre, notre requête de peering reste toujours dans le vide, nous allons devoir passer par la méthode forte pour se faire entendre. On espère de ne pas devoir aller jusque là".
Pourtant, le directeur technique nie toute intention de passer à l'acte et s'emporte dans un premier temps. "C'est complètement faux de prétendre que nous faisons du chantage en coupant les communications avec Wanadoo. C'est de la diffamation", affirmait-il dans la matinée. Recontacté dans l'après-midi, le directeur technique d'Ovh calme alors le jeu : "si Wanadoo a pu penser qu'il s'agissait d'une tentative de chantage de notre part, nous nous en excusons".
"Nous sommes en train de mettre en place des serveurs MX secondaires en dehors de notre réseau pour rétablir les communications. Il a fallu un certain temps pour monter tout ça et nous pensions que Wanadoo aurait trouvé avant l'origine du problème", déclare Octave Klaba. Cette solution temporaire devrait rétablir les communications entre Wanadoo et Ovh et tend à valider l'hypothèse de la mise en place d'une liste noire par l'un des deux acteurs. Par ailleurs, les services de communication de Free et de France Telecom ont démenti avoir rencontré des problèmes similaires au niveau du service Proxad, comme nous l'affirmions hier sur la base de renseignements erronés. Yves DROTHIER, JDN Solutions